Comprendre
Le cadre légal
Découvrez comment la loi française transforme la protection des personnes prostituées et renforce la lutte contre l’exploitation sexuelle, notamment celle des mineurs, pour construire une société plus juste et plus sûre.
La loi du 16 avril 2016 : mieux protéger et
accompagner les personnes prostituées
Adoptée en 2016, cette loi a pour but de lutter contre le système prostitutionnel et de soutenir les personnes qui souhaitent en sortir. Elle marque un changement important : les personnes prostituées ne sont plus considérées comme des délinquantes, mais comme des victimes qu’il faut accompagner.
Ce que la loi change
Fin du délit
de racolage
Les personnes prostituées ne risquent plus de sanctions.
Responsabilité
des clients
C’est désormais l’acheteur d’actes sexuels qui est puni par la loi.
Mesures de protection renforcées
Pour garantir la sécurité et les droits des personnes accompagnées.
Actions de prévention
et de sensibilisation
Pour informer le public sur les réalités et les conséquences de la prostitution.
Création d’une commission
Elle coordonne les acteurs locaux pour mieux accompagner les personnes concernées.
Autorisation provisoire de séjour
Possible pour les personnes étrangères engagées dans un parcours de sortie.
Mise en place d’un parcours de sortie de la prostitution
et d’aide à l’insertion sociale et professionnelle
Un accompagnement global (social, professionnel, psychologique) proposé aux personnes majeures, avec le soutien d’associations agréées comme APEX et CIDFF dans le département des Pyrénées-Orientales (66).
La loi et la protection des mineurs face
à la prostitution et aux violences sexuelles
La loi française protège strictement les mineurs contre toute forme d’exploitation sexuelle, y compris la prostitution.
Deux textes principaux encadrent cette protection : le Code pénal et la loi du 4 mars 2002.
Stratégie nationale de lutte contre le système
prostitutionnel et l’exploitation sexuelle – 2024
La stratégie nationale 2024 s’inscrit dans la continuité de la loi du 13 avril 2016, qui vise à lutter contre le système prostitutionnel, à protéger les personnes victimes d’exploitation sexuelle et à favoriser leur accompagnement.
Elle s’articule autour de quatre grands axes d’action.

Les sanctions liées au proxénétisme
Le proxénétisme est un crime puni sévèrement par la loi française.
Les peines varient selon la gravité des faits et les circonstances, mais elles peuvent aller jusqu’à :
7 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende pour des faits de proxénétisme simples.
10 ans d’emprisonnement et 1 500 000 € d’amende lorsque la victime est mineure, ou lorsque les faits sont commis en réunion (à plusieurs).
jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, lorsque la victime est particulièrement vulnérable (mineure de moins de 15 ans, personne handicapée, etc.) ou en cas de proxénétisme aggravé.
Ces sanctions visent à protéger les victimes et à punir l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes.
Et pour les victimes de proxénétisme ?
Les personnes victimes de proxénétisme sont souvent sous emprise : elles peuvent subir des pressions, des menaces, ou être dépendantes financièrement ou affectivement du proxénète.
Il est important de rappeler que la loi les protège :
- Elles peuvent porter plainte et bénéficier d’un accompagnement juridique, psychologique et social.
- Des associations spécialisées et des dispositifs d’aide existent pour les écouter, les soutenir et les aider à se reconstruire.



